Virginie Dubouch, l’Aérobic à fleur de peau…..

Virginie à participé à ses premiers Championnats du Monde d’Aérobic Artistique en octobre 2017 à Leiden aux Pays bas. Elle nous livre ici ses ressentiments après une préparation rigoureuse et sa participation au plus haut niveau de la compétition.

Quand la passion prime elle nous permet de nous dépasser. Il ne faut jamais renoncer en ses rêves et ses objectifs. Je pratique l’aérobic depuis mes 11 ans, j’en ai aujourd’hui 29. D’avoir participé pour la première fois à un championnat du monde était non seulement l’aboutissement final de plusieurs mois de travail, mais aussi de sacrifices après une grosse remise en question sur ma participation aux côtés des plus grands. Il faut de la rigueur mais avant toute chose, c’est un travail d’équipe.

C’était une sensation à la fois de bonheur et de stress. Ce qui est le plus impressionnant c’est de voir les plus grands champions à nos côtés. Outre le fait de les suivre sur les réseaux sociaux, lorsqu’on les voit de nos propres yeux, on réalise alors la chance que l’on a d’être là. L’adrénaline a été le maître mot qui m’a accompagné et m’a permis d’aller jusqu’au bout de cette compétition.

Le rythme de vie en période de préparation passe alors par plusieurs étapes. Qu’elle soit physique ou mentale, on a toujours besoin de se sentir soutenu. C’est pour cette raison que l’Aérobic est en quelque sorte comme une seconde famille. On retrouve le soutien par nos amis athlètes ou coaches des autres nations, car même si c’est une compétition, la loi du sport fait qu’il faut toujours un numéro un mais lorsque l’on termine on n’est jamais perdant et on en ressort forcément plus grand.

Mais quoi qu’il arrive on est toujours là les uns pour les autres, à s’encourager lorsque l’un de nous monte sur scène. Quand on voit les coaches bondir derrière les juges pour dire à leurs athlètes de toujours sauter et de garder le sourire même si la routine est dure. Ou encore de voir les autres athlètes sur le côté de la scène crier « Go Go Go », on voit alors que ce sport est grand par ses émotions. C’est ce qui me pousse à continuer et avoir toujours l’envie de progresser. Ensemble on est plus fort mais surtout plus riches.

Mes espoirs pour les années à venir sont simples. Pouvoir transmettre ma passion et mon amour pour ce sport aux personnes qui me soutiennent et croient en moi. Pour ma part, les soutiens de toutes sortes que j’ai pu avoir durant mes mois de préparation à ces championnats du Monde 2017 ont été primordiales. Sans l’aide de Judicaël Lesmann et Emanuela Abbate pour les corrections de ma routine, le soutien de toutes mes amies Suisse et Italiennes, et surtout celui de notre Président FISAF France Dany Deren, je n’aurais sincèrement pas eu le courage de m’entraîner seule pour ces championnats du Monde.

Au moment de mon passage, ce sont les encouragements de tous les athlètes qui m’ont poussé à tenir jusqu’à la dernière seconde. Ce sont des mois de préparation pour seulement 2 minutes de routine, mais surement les 2 plus importantes minutes de ma vie aujourd’hui, les 2 minutes les plus intenses quand on sait que l’on est regardé par toutes ces nations qui partagent notre passion. Ce sont toutes ces raisons qui font qu’aujourd’hui l’Aérobic fait et fera toujours parti de ma vie.

Quand on a une passion et que l’on a la chance de l’a partager à travers le monde, on a qu’une seule envie… la faire vivre à travers nos prestations, notre entraide mais surtout avec notre cœur.